Un voyage biblique

à travers "le pacte neuf"

dans la bible d'André Chouraqui

 

 

 

Une femme, une Shomronit
 
 
Huile et encre sur contreplaqué 80x120cm

 

1.     L’Adôn sait donc que les Peroushîm ont entendu:
« Iéshoua‘ attire et immerge plus d’adeptes que Iohanân »
2.     ­ bien qu’à vrai dire Iéshoua‘ n’immerge pas de lui-même,
mais par ses adeptes.
3.     Il laisse la terre de Iehouda et s’en va de nouveau en Galil.
4.     Il doit traverser le Shomrôn.
5.     Il vient donc dans une ville de Shomrôn dite Soukhar,
voisine du domaine que Ia‘acob avait donné à son fils Iosseph.
6.     Là se trouve la source de Ia‘acob.
Iéshoua‘, donc, est fatigué de la route.
Il s’assoit à la source; c’est environ la sixième heure.
7.     Vient une femme, une Shomronit, pour puiser de l’eau.
Iéshoua‘ lui dit: « Donne-moi à boire. »
8.     Oui, ses adeptes étaient allés dans la ville acheter de la nourriture.
9.     La femme, la Shomronit, lui dit: « Comment, toi qui es un Iehoudi,
tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme, une Shomronit ? »
Car les Iehoudîm ne se mêlent pas aux Shomronîm.
10.     Iéshoua‘ répond et lui dit: « Si tu connaissais le don d’Elohîms,
et qui est celui qui te dit: ‹ Donne-moi à boire ›,
toi, tu lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. »
11.     Elle lui dit: « Adôn, tu n’as pas de seau et le puits est profond.
D’où aurais-tu donc l’eau vive ?
12.     Es-tu plus grand que notre père Ia‘acob qui nous a donné ce puits
et en a bu lui-même avec ses fils et ses troupeaux ? »
13.     Iéshoua‘ répond et lui dit: « Qui boit cette eau a soif à nouveau.
14.     Mais qui boit cette eau que moi je lui donne
n’a plus soif en pérennité, car l’eau que je lui donne
devient en lui source d’eau jaillissante pour la vie en pérennité. »
15.     La femme lui dit: « Adôn, donne-moi cette eau,
pour que je n’aie pas soif et ne me déplace pas pour puiser là. »
16.     Il lui dit: « Va, appelle ton mari et viens ici ! »
17.     La femme répond et dit: « Je n’ai pas de mari. »
Il lui dit: « Tu dis fort bien: ‹ Je n’ai pas de mari. ›
18.     Oui, tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari.
Ainsi, tu dis vrai ! »
19.     La femme lui dit: « Adôn, je vois que tu es un inspiré, toi !
20.     Nos pères se prosternaient sur cette montagne, mais vous, vous dites:
‹ Le lieu où il faut se prosterner, c’est Ieroushalaîm ! › »
21.     Iéshoua‘ lui dit: « Crois-moi, femme !
L’heure vient où ni sur cette montagne ni à Ieroushalaîm
vous ne vous prosternerez plus devant le père.
22.     Vous, vous vous prosternez devant ce que vous ne connaissez pas.
Nous, nous nous prosternons devant ce que nous connaissons,
parce que le salut vient des Iehoudîm.
23.     Mais l’heure vient, c’est maintenant, où ceux qui se prosternent en vérité
se prosterneront devant le père dans le souffle et la vérité.
Oui, le père cherche ceux qui se prosternent ainsi.
24.     Elohîms est souffle: ceux qui se prosternent devant lui
doivent se prosterner dans le souffle et la vérité. »
25.     La femme lui dit:
« Je sais que le Mashiah vient, celui qui est crié Christos.
Quand celui-là viendra, il nous annoncera tout. »
26.     Iéshoua‘ lui dit: « Moi, je suis, moi qui te parle. »
27.     Et là-dessus surviennent ses adeptes.
Ils s’étonnent qu’il parle à une femme.
Pourtant aucun ne dit: « Que cherches-tu ? »
ou « Pourquoi lui parles-tu ? »
28.     La femme laisse donc sa cruche, va en ville et dit aux hommes:
29.     « Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
N’est-il pas le Mashiah ? »
30.     Ils sortent de la ville et viennent à lui.
31.     Entre-temps, ses adeptes le prient et disent: « Rabbi, mange ! »
32.     Mais il leur dit: « J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. »
33.     Les adeptes se disent donc l’un à l’autre:
« Quelqu’un lui a-t-il apporté à manger ? »
34.     Iéshoua‘ leur dit: « Ma nourriture est de faire le vouloir
de qui m’a envoyé, et de parfaire son oeuvre.
35.     Ne dites-vous pas, vous: ‹ Encore quatre mois et la moisson viendra › ?
Voici, je vous dis, levez les yeux et contemplez:
les campagnes blanchissent déjà pour la moisson.
36.     Le moissonneur prend son salaire,
et rassemble la récolte pour la vie en pérennité,
afin qu’ils se chérissent ensemble, le semeur et le moissonneur.
37.     Ainsi la parole est vraie:
‹ Autre est le semeur, autre le moissonneur. ›
38.     Moi, je vous envoie moissonner là où vous n’avez pas labouré.
D’autres ont labouré et vous êtes entrés dans leur labour. »
39.     De nombreux Shomronîm de cette ville-là adhèrent à lui sur la parole
de la femme qui témoigne: « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
40.     Quand les Shomronîm viennent à lui,
ils le prient de demeurer avec eux; il demeure là deux jours,
41.     et beaucoup plus adhèrent à sa parole.
42.     Ils disent à la femme:
« Désormais, ce n’est plus sur tes dires que nous adhérons.
Oui, nous avons nous-mêmes entendu
et nous savons qu’en vérité c’est lui le sauveur de l’univers. »

La femme adultère

 Huile, acrylique, fusain et encre sur contreplaqué 80x40cm

 

1.     Iéshoua‘ se retire au mont des Oliviers.
2.     À l’aube, de nouveau, il arrive au sanctuaire.
Tout le peuple vient à lui. Il s’assoit et les enseigne.
3.     Les Sopherîm et les Peroushîm amènent une femme surprise en adultère.
Ils la placent debout, au milieu,
4.     et ils lui disent: « Rabbi, cette femme a été surprise
en flagrant délit d’adultère.
5.     Dans la tora, Moshè nous a prescrit de lapider celles-là.
Toi, donc, qu’en dis-tu ? »
6.     Ils disent cela pour l’éprouver, pour avoir de quoi l’accuser.
Mais Iéshoua‘ se penche et, de son doigt, il écrit à terre.
7.     Ils demeurent à le questionner. Il se redresse et leur dit:
« Celui d’entre vous qui est sans faute,
qu’il jette le premier une pierre sur elle ! »
8.     Il se penche de nouveau et il écrit à terre.
9.     Eux entendent et sortent, un à un, à commencer par les plus vieux.
Iéshoua‘ demeure seul, et la femme est au milieu.
10.     Iéshoua‘ se redresse et lui dit:
« Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? »
11.     Elle dit: « Pas un, Adôn ! »
Alors Iéshoua‘ lui dit: « Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne faute plus ! »

 

Petros renie trois fois

 

Huile et encre sur bois  40x40cm

55.     Ils avaient allumé un feu au milieu de la cour et étaient assis ensemble.
Petros s’assoit au milieu d’eux.
56.     Une servante le voit assis près de la flambée.
Elle le dévisage et dit: « Lui aussi était avec lui ! »
57.     Mais il nie et dit: « Je ne sais qui il est, femme ! »
58.     Peu après, un autre le voit et dit: « Toi aussi, tu en es ! »
Mais Petros dit: « Homme, je n’en suis pas ! »
59.     À une heure d’écart environ, un autre insiste et dit:
« Vrai, celui-là aussi était avec lui !
Oui, c’est aussi un Galiléen. »
60.     Mais Petros dit: « Homme, je ne sais pas de quoi tu parles. »
Il parle encore, quand, soudain, un coq chante.
61.     L’Adôn se tourne, fixe Petros, et Petros se rappelle
la parole de l’Adôn, qui lui avait dit:
« Avant que le coq chante, aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. »
62.     Il sort dehors et pleure amèrement.
63.     Les hommes qui le détiennent le bafouent et le battent.
64.     Ils le couvrent d’un voile et l’interrogent pour dire:
« Sois inspiré ! Qui t’a frappé ? »
65.     Et ils disent contre lui de nombreux autres blasphèmes.

 

Vous êtes la reine du ciel

Huile et encre sur contreplaqué 60x80 cm

 

O Marie, Mère de mon Dieu, vous êtes la Reine du ciel et de la terre, l'espérance des affligés. Vous êtes entourée d'une auréole plus radieuse que le soleil ; vous êtes couronnée de plus d'honneur que les Chérubins, de plus de sainteté que les Séraphins ; vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes. Vous avez été l'unique espérance de nos pères, la joie des Prophètes, la consolation des Apôtres, la gloire des Martyrs, l'honneur de tous les saints.

O Vierge, qui apportez aux hommes la lumière et la consolation !

O la plus accomplie, la plus sainte des créatures ! A qui pourrai-je vous comparer ? Vous êtes cet encensoir d'or d'où s'exhalaient des parfums si doux. Vous êtes la lampe qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ; vous êtes l'urne qui renfermait la manne du ciel, la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu. Vous êtes l'arche de la sainte alliance ; vous êtes le buisson ardent qui brûlait sans se consumer. Vous êtes la tige de Jessé qui porte la plus belle de toutes les fleurs, et cette fleur, c'est votre fils ! Ce fils est à la fois Dieu et homme, et vous êtes sa mère ! (…) C'est par vous, O Vierge mère, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu. Vous êtes l'avocate des pécheurs et l'espoir des âmes découragées ; vous êtes le port assuré contre le naufrage ; vous êtes la consolation du monde, l'asile des orphelins, la rançon des captifs, le soulagement des malades, le baume des infirmes, le salut de tous. En vous le solitaire trouve son repos, et l'homme du monde son appui. Nous venons donc, O sainte Mère de Dieu !, nous réfugier sous vos ailes protectrices[…]

Extrait de la prière sde Saint Ephrem le Syrien +373

"Tu es bénie"
 

Huile sur contreplaqué 40 x 80 cm

 

39.     Miriâm se lève en ces jours, elle va dans la montagne,
et s’empresse vers une ville de Iehouda.
40.     Elle entre dans la maison de Zekharyah et salue Èlishèba‘.
41.     Et c’est, quand Èlishèba‘ entend la salutation de Miriâm,
l’enfant tressaille dans son ventre.
Èlishèba‘ est remplie par le souffle sacré.
42.     Elle crie d’une voix forte et dit:
« Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de ton ventre !
43.     Pour moi, d’où cela, que la mère de mon Adôn vienne vers moi ?
44.     Oui, la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles;
et voici, l’enfant tressaille d’exultation dans mon ventre;
45.     En marche, celle qui adhère à la réalisation plénière
de ce qui lui a été dit de la part de IHVH-Adonaï ! »
46.     Et Miriâm dit: « Mon être exalte IHVH-Adonaï;
47.     mon souffle exalte pour Elohîms, mon sauveur,
48.     parce qu’il a regardé l’humilité de sa servante.
Voici, désormais tous les âges me diront: En marche !
49.     Oui, le Puissant fait pour moi des grandeurs, et son nom est sacré.
50.     Son secours matriciel, d’âge en âge sur ses frémissants,
51.     il fait prouesse de son bras;
il disperse les orgueilleux en l’intelligence de leur coeur.
52.     Il fait descendre les puissants des trônes, mais relève les humbles.
53.     Il remplit de biens les affamés; et les riches, il les renvoie, vides.
54.     Il soutient Israël, son enfant, ayant en mémoire de le matricier,
55.     comme il l’a dit à nos pères,
en faveur d’Abrahâm et de sa semence, en pérennité. »
56.     Miriâm demeure avec elle trois mois environ;
puis elle revient dans sa maison.